Ptitmath

Ptitmath's Great Adventures... ou les réflexions d'un idéaliste sur les opportunités du quotidien :)

14 décembre 2012

Bercy

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Récemment, j'allais pour la première fois de ma vie dans cette salle mythique pour le petit provincial que je suis pour assister à un évènement mondial : le concert de Michel Sardou. Je dis mythique, car qui n'a jamais entendu prononcer le nom de Bercy ? Cette salle est synonyme pour moi des concerts de Dorothée notamment. Lorsque j'étais jeune, toutes les stars que je regardais se produisaient à Bercy, c'était un gage de suprématie !... Et bien j'ai quelque peu déchanté.

On sent quand même cette volonté française (internationale?) de distinguer les grands espaces publics (ou semi-publics) par une touche architecturale qui ne peut laisser indifférent. Là aussi, Bercy se démarque bien du reste, avec un petit côté has been en béton des sixties, et des toits en pente avec de la pelouse. Quand on sait que la salle a ouvert en 1983, on peut se poser quelques questions.

La première chose que je peux reprocher dans l'approche de cette salle, c'est tout simplement que si on n'a pas son ticket sur soi, il est difficile de savoir ce qui se trame derrière ce blocus. Aucune grande affiche nulle part, ni même une petite. Dommage de ne pas metre en avant le côté évènementiel, grandiose et festif de ces évènements. J'aurais aimé une affiche géante de Michel Sardou devant l'entrée principale, des spots qui l'éclairent, de quoi mettre l'eau à la bouche de tous ses fans (!).

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Une fois à l'intérieur, la distinction entre le Palais Omnisport de Paris Bercy (POPB) et la station de métro parisienne est fine. Du carrelage, du béton partout. Ça m'a fait un peu penser au gymnase de Sarlat. Il est clair que toute la séquence d'entrée est à revoir, et les parties communes à réaménager, ça a pris un coup de vieux. 

Pour ce qui est de la circulation, là il n'y a rien à dire, la signalétique est claire et il est facile de trouver sa place, malgré la grandeur de la salle. Par contre, et là pour le public de Michel Sardou, ça craint, l'accès aux places n'est vraiment pas facile. Les gradins sont en pente sévère et j'ai cru voir valser plus d'une fois une mémé trop pressée de voir Michel.

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Observez la pente en face... bon courage pour tout remonter à la fin du spectacle!

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En ce qui concerne la salle... et bien malheureusement ce n'est pas une salle de concert. Je suis d'accord, tout peut se faire dans cette salle, et elle peut être modulée en un temps record. Mais les places ne sont certainement pas adaptées à tous les évènements. Comme le montre la photo ci dessus, nous étions assis en biais pour apercevoir la vedette, et on ne peut pas dire que ce soit très confortable... Par contre si la scène avait été centrale, ça aurait été parfait. Mais enfin bon, je suis sûr que les fans assis dans la fosse (sur des chaises en platique) se sont régalés. Nous, nous étions un peu loin, mais enfin bon au stade de France ça aurait été pire.

Je dois donc dire que cette salle m'a un peu déçu (et non pas le concert de Michel), à cause d'une approche un peu trop bétonnée, et des parties communes froides à la mode Métro de Paris. Idem pour la buvette en plastique posée comme ça au milieu de la salle avec des machines à roulette, plutôt sale et peu engageante... La salle n'est pas vraiment adaptée à un concert même s'il est appréciable d'avoir une vue dégagée sur la scène depuis n'importe quelle place. A condition bien entendu de vous assoir en biais, ou de tourner la tête... Une nouvelle séquence d'accueil, et ce sera parfait!

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10 octobre 2012

American Airlines se crashe.

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Mes dernières vacances ont été gérées par American Airlines. Du moins la partie se situant au dessus des nuages. Et depuis... je sais que je ne choisirai plus mes compagnies aériennes au hasard.

Car il faut dire ce qui est, la seule chose qui comptait jusqu'à présent dans le choix de mon prestataire c'était... le prix. En effet, l'opacité qui règne sur les marchés aériens et la façon dont les prix fluctuent, dont les avions sont affrêtés par différentes compagnies (billets achetés avec Delta, mais je suis sur une autre compagnie...) me donnaient l'impression que de toutes façons là dedans, ils étaient tous pareils, tous avec le même service, le même commandant, voire même le même avion, et en tous les cas le même "Chicken or Pasta?". Et il a fallu qu'American Airlines m'ouvre les yeux. Oui, il existe bien une compagnie pire que les autres, elle s'appelle American Airlines.

Pourtant tout commençait bien... du moins dans la façon de traiter ses clients. J'ai en effet reçu un mail de leur part le matin même pour me dire que mon vol avait 4 heures de retard. Sympa. Au moins, je suis prévenu. J'ai pu donc aller direct au terminal essayer de négocier mon transfert sur un autre vol de l'alliance, ce qui a été fait assez rapidement. Toutes les compagnies proposent aujourd'hui le check in en ligne (et c'est heureux quand on voit les files d'attente dans les aéroports (CDG est vraiment le plus pourri de tous, mais ce sera l'objet d'un autre article!). Nous avions fait ainsi, et hop, il n'y avait qu'à aller au "Drop off" pour sauter toute la file d'attente qui débordait et se mélangeait avec celle du MacDo. 

Concernant la partie avant le vol, je n'ai donc pas grand chose à redire, d'autant que j'avais décidé de tester l'App American Airlines, et que je l'ai trouvé agréable à utiliser, simple, ergonomique et réactive. Le Boarding Pass sur son mobile, ça fait cool... même si cela ne sert à rien, car il arrive toujours un moment où le mec du comptoir vous imprime quand même les billets. Bon.

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C'est le vol en lui même qui pose problème... et donc : les opérations. Le coeur du problème, la relation directe avec le client, le produit en lui même, bref ce pour quoi on a payé, ce qu'il y a dans l'emballage.

Des 3 avions pris pendant mon voyage, les trois étaient... vieux. D'un habillage aluminium très seventies. A vrai dire, peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse, n'est ce pas, et puis pendant le vol, je ne vois pas la carlingue de l'appareil. Malheureusement aussi, l'intérieur était vieux. Et là, horreur, nous rentrons dans l'appareil (avec du retard, le personnel ayant du mal à nettoyer l'habitacle). Une odeur nauséabonde d'urine chauffée emplit tout le compatiment. Genre l'appart de grand mère. Je regarde autour de moi... personne ne réagit, je décide de ne pas trop faire attention... ne voulant pas passer pour l'emmerdeur de service.

Un point sur le personnel de bord. Outre leur amabilité réelle et constatée, pas un seul ne portait le même costume. Je suis personnellement sensible au costume. Le costume montre l'appartenance à une compagnie, et l'image que celle-ci souhaite envoyer aux clients : décontractée, sérieuse, luxueuse... Ici l'image était plutôt de l'ordre de "faites comme vous voulez". D'ailleur le steward avait carrément tout enlevé, ne gardant plus que la chemise aux manches relevées. Mon cliché de "Avion = Luxe = service de luxe = c'est trop la classe d'être steward = j'ai vu Catch me if you can" s'est envolé.

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Ça c'est la classe!

La découverte de son avion est une de mes parties du vol préférée. S'installer dans son fauteuil après avoir galéré avec les différents passagers et différents bagages placés au dessus de votre tête, après avoir hésité à garder votre sac, votre stylo, votre téléphone, votre guide de New York... Ouais car se relever tout le temps et risquer de déranger son voisin... c'est relou. Mais c'est franchement tout aussi pénible d'aménager son espace. Car là, et c'est la même chose sur toutes les compagnies, l'espace, en classe éco... il n'y en a pas. Il y a toujours les vieux journaux/pub pourris placés devant vous avec les consignes de sécurité, et la petite tablette qui se déplie. Absolument aucune alternative, tous les avions sont conçus exactement de la même manière. Pourtant si les compagnies pouvaient jouer sur un plan, c'est bien celui là... ah si quand même, American Airlines est encore plus pourri : c'est la première fois que mon fauteuil se baisse aussi peu en arrière, et que le rembourrage de mon siège est aussi inconfortable. Ils ont du les acheter à Gifi, c'est pas possible autrement.

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Bon ben... tant pis.

Une fois tout cela passé donc, on découvre le programme de notre vol. Et là, désillusion : tout le monde aura le même! C'est là que ma satisfaction globale sur l'expérience de vol a chûté de façon vertigineuse. Car nous imposer 8 ou 9 heures de vol dans un avion sans télé individuelle, sans le confort moderne qui se trouve maintenant sur toutes les compagnies à savoir différents programmes selon vos goûts, des jeux vidéos, de la musique, des reportages... et le programme le plus célèbre : le plan de vol avec le petit avion... ne pas proposer tout cela, c'est clairement afficher en lettres rouges "Bienvenue à bord, nous vous avons choisi l'avion le plus pourri de la compagnie". Une télé centrale, comme dans le bus que je prenais pour aller en colonie de vacances, au design des seventies (décidément). Au programme, deux films, sinon rien (Ciné Dimanche).

Comme par hasard, le premier film n'était pas pour moi, j'attendais le deuxième... qui est arrivé une heure et demie avant l'aterrissage, je vous laisse deviner la suite : et oui, nous n'avons pas pu voir la fin du film! Sacrés American Airlines! Ils savaient que les visiteurs aimaient voir la carte du ciel, ils l'ont donc laissé pendant deux bonnes heures... à moins que l'hôtesse de l'air n'ait pas fait son boulot... Entertainment on board : c'est raté!

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Il ne reste plus qu'à se réjouir du repas, c'est le plus fun dans un avion. Et je ne suis vraiment pas difficile, en général, j'apprécie VRAIMENT le plateau repas qui m'est servi. Mais AA a décidé de battre tous les records. 

Entrée : feuilles de salade verte avec du fromage rapé dessus.
Plat principal : (chicken or pasta?) canneloni à la farce blanche au goût absolulent indétectable.
Fromage : Une espèce de vache qui rit, avec marqué "Gruyère" dessus.
Dessert : une barre de céréales. 

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Bon Appétit !

Et il ne valait mieux pas lire la liste des ingrédients, on aurait dit une expérience chimique. Je n'ai jamais mangé un repas aussi dégueulasse de toute ma vie. C'était infect. Réellement.

Moralité, j'ai eu l'impression d'être pris du début à la fin pour un numéro qui avait financé le vol, sans plus. J'ai eu l'impression qu'on me donnait le minimum du minimum pour me contenter, pour répondre aux obligations, mais qu'au fond, on ne se souciait pas réellement de mon confort. J'aia été plus que déçu... et aprsè avoir envoyé il y a une semaine un Mail à American... j'attends toujours leur réponse. La satisfaction client n'est décidément pas leur marque de fabrique.

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09 juillet 2012

Je veux un Milk Shake!

C'est incroyable! Parfois, je me demande si Disney tient vraiment à faire rentrer des sous dans les caisses, ou s'il se contente seulement d'aligner de nouvelles procédures couteuses, de faire travailler des cols blancs à développer une image qui n'en est plus une, de sombrer petit à petit dans la médiocrité la plus totale, enorgueilli d'un nom prestigieux, mais au conteu désastreux. Vous l'aurez reconnu, je parle évidemment du Disney Village.

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Et là, je vais juste me concentrer sur une expérience toute simple : il fait beau, c'est l'été, on aime bien se ballader, on a soif, une petite envie de gourmandise... Je me diige vers le Annette's qui m'avait fait il n'y a pas si longtemps un bon milk-shake fraise-banane. J'arrive au comptoir de la vente à emporter. Je commande mon milk shake. Non. C'est seulement à l'intérieur. WTF?

Ouais, si on veut se commander un milk shake, il faut aller faire la queue pour le resto, et s'assoir au comptoir. La machine n'arrivera pas à distribuer un milk-shake pour ceux qui partent. C'est comme ça, faut pas demander, la machine n'a pas été conçue pour. Je vous raconte pas la déception. C'est franchement se demander à quoi pensent les managers du resto. La décision la plus stupide qui soit! 

Qu'est ce que doit être le Disney Village sinon un endroit de flânerie, de détente et de plaisir? La journée, les visiteurs se précipitent dans les parcs à la recherche d'une optimisation de son temps et d'une maximisation du plaisir par attraction. Pas toujours évident compte tenu de la foule ambiante. Puis on rentre à l'hôtel, se changer, se préparer au repas. Et là où le Disney Village peut offrir cette alternative, cette ambiance unique, à la fois fun et reposante, ils préfèrent n'offrir que du sur place. Où sont les jardins? Où sont les bancs au bord de l'eau, où sont les cascades? Où est ce put*** de milk shake? Pourquoi cette fille au comptoir me dit-elle non? Est ce si difficile que ça que de faire plaisir à un visiteur? 

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Il n'y a qu'à Miami chez Johnny Rockets que je peux savourer ça! 

Le milk shake, ce symbôle de vacances, de fraîcheur, d'Amérique, n'existe plus au Disney Village. Et oui, ils ont oublié les symbôles, les petits plaisirs. Ça vaudrait le coup de se demander ce qu'on aime faire en vacances, ce qu'on aime regarder et savourer. Tellment de choses nous paraitraient rapidement totalement hors sujet. Encore un détail oublié. Encore une image écornée par cette échelle humaine trop souvent oubliée dans les décisions au plus haut niveau... qui eux d'ailleurs, ne sont même pas au courant qu'il n'y a pas de milk-shake au Disney Village. Y ont-ils d'ailleurs déjà mis les pieds?

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02 juillet 2012

Les architectes sont des criminels!

Il fallait oser. Me rendant dernièrement chez des amis dans la banlieue de Paris (et encore, pas la banlieue pourrie qui fait peur... quoique), à Marne la Vallée, dans le 77, et plus précisément, à Torcy, je tombe, en descendant de l'immeuble, sur ça.

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La question est : de qui se moque-t-on? Certes, c'est sale, peut-être faut-il le voir propre... Moi je crois qu'il faut surtout le voir... démoli! Mais comment est-il possible de se sentir bien chez soi dans cet espèce de résidu de bunker de la seconde guerre mondiale? J'ai l'impression de regarder le JT de France 2 nous montrant les images désolées de Syrie après les bombardements. Quand je dis que l'environnement est un facteur DIRECT du bien-être des gens, et que l'expérience passe par ce qu'ils vivent au quotidien, je vous laisse imaginer leur expérience : moi, elle me fout les boules!

C'est anxiogène, c'est lugubre et totalement déphasé avec ce que peut attendre une population modeste... car oui, soyons franc, ce n'est pas ceux qui paient l'impôt sur la fortune qui habiteront ici. Pourquoi faut-il toujours que les HLM soient bien indiqués architecturalement? N'est-il pas possible de construire des immeubles normaux? Est-on obligé de souscrire à un délire d'architecte en mal de reconnaissance depuis qu'il a eu la mention passable à son examen de sortie? Est-on obligé de mettre du béton là où il n'y en a pas besoin? Oui car regardez bien, il y a carrément des pans de murs qui ne servent à rien! c'était comme ça, pour le plaisir de couler un peu de béton. Ah ça devait être chouette dans les années 80. Mais quand même... 

Alors que faire aujourd'hui avec ça? C'est la question la plus délicate. Parce que évidemment, des personnes y vivent, et y ont construit leur vie. C'est pour ça que je dis que les architectes sont des criminels, car ils portent atteinte directement à la vie des personnes! Mais c'est fait et il faut maintenant regarder vers l'avenir. Et selon moi, embellir la vie des gens, c'est aussi embellir leur environnement, ce qu'ils traversent tous les jours. Alors pour moi là dedans, il y a de la déconstruction à faire, du ravalement de façade, du pétage de murs, de terrasses, de la construction de balcons... bref, il y a de quoi faire plaisir à certains architectes dans l'âme. Qui paiera? Ceux qui veulent sauver des vies.

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11 janvier 2012

Le Cirque du Soleil avant le soleil!

Cirque-du-soleil-brandUne nouvelle fois (en fait c'était la deuxième fois de ma vie), je suis allé voir, en ces fêtes de fin d'année, Le Cirque du Soleil, de passage à Paris avec son spectacle myhique : Corteo. Oui j'en avais déjà parlé par ici, mais si je réécris à nouveau sur cette troupe fantastique, c'est que nos amis québecois m'ont cette fois soufflé par l'Expérience globale apportée par le spectacle, certes, mais aussi par l'avant! Petites explications...

Combien de fois ai-je voulu me rendre sur Fnac.fr pour réserver un spectacle, et combien de fois ai-je galéré? Impossible de choisir sa place, voire même impossible d'avoir les trois places côte à côte! Il fallait à chaque fois que je recommence toute la procédure de réservation pour changer de place... quand il le voulait bien, car en général le site de fnac me gardait en mémoire et mes billets étaient inchangeables! J'ai pété des câbles plus d'une fois!

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Les plans de salle sont illisibles, les sièges proposés : la dictature : ce sont ceux là, et pas d'autres!!! Rien que de penser à Michael Sardou fin 2012, je stresse... bref, je n'ai jamais aimé réserver des billets. Jusqu'à ce que je tombe sur le site du Cirque du Soleil.

Ils ont pensé à tout, et en premier lieu aux clients. A partir de là, ils ont tout compris. La réservation des places est d'une simplicité enfantine. Il est toujours possible de revenir en arrière, les prix sont clairs comme de l'eau de roche, le site est ergonomique et agréable.

On choisit premièrement notre jour de visite, puis un plan de la salle en 3D est proposé, avec les différentes catégories de siège. Il nous indique direct les sièges disponibles, en ayant précisé combien on en voulait. En passant la souris sur les sièges, s'affiche directement le prix du siège. Ainsi, la recherche est facile, et on sait très bien que un même prix cache plusieurs sièges différents, avec des vues différentes. Quand la Fnac m'imposait son siège tout en haut en gauche, là je peux choisir celui qui me plait! Surtout, on sait estimer notre vue, notre distance de la scène, l'ampleur de la salle... C'est facile, c'est bien, Bing, j'achète! Je choisis l'impression à domicile pour être plus rapide, on me dit alors que je recevrai mes billets par mail sous peu. Soit.

Effectivement je les reçois, et quelques jours avant le spectacle, je reçois un deuxième mail, avec cette fois, les indications routières! Le processus d'accueil est total! L'accueil passe par trois grandes phases immuables : Je récapitule :

1/ La reconnaissance : reconnaître qu'on a en face de soi des clients, qui vont payer cher. Je suis reconnu en tant que tel, je me sens différencié, et pas perdu dans la masse.

2/ L'hospitalité : Le cirque du soleil m'explique comment ça se passe chez lui, il m'explique les règles de la maison, comment est fait son cirque, il me met des cartes à disposition pour que je puisse choisir convenablement  mes sièges et m'informe en temps réel sur les prix.

3/ Le maternage : Le cirque du soleil prend soin de moi et réduit ma peine. Avant que j'arrive, sans que je ne demande rien, il va m'envoyer par mail personnalisé toutes les indications pour me rendre le plus facilement possible sur le lieu du spectacle. Il me donnera tous les liens précis, me conseillera les parkings, m'informera de la durée du spectacle, des prix des parkings alentours... 

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Avec un accueil de la sorte, je me sens totalement en confiance, et surtout l'image que j'ai du Cirque du Soleil est Haute Définition! alors même que je n'ai pas encore vu le spectacle! C'est comme ça que se gère et se conçoit une expérience, la phase d'anticipation, la phase d'achat, la phase de préparation sont des moments tout aussi importants que l'expérience en elle même. Et je voulais vraiment souligner leur professionalisme!

Ce n'est pas grand chose, mais ça prouve qu'ils ont un grand respect de leur public. Bien entendu, le spectacle achèvera tout, car c'est le summum de l'ultime, donc même sans ça, on aurait été content. Mais ils sont allés au delà de nos attentes, et ont donc construit une expérience.

Le Cirque du Soleil ne cessera jamais de m'épater! La Fnac ne cessera jamais de me décevoir!


Cirque Du Soleil - Corteo (2nd promo)

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16 décembre 2011

Au coin du feu

A l'approche de Noël et des soirées glaciales de notre cher pays, quoi de plus agréable qu'un petit feu de cheminée? L'image que nous donne cette bûche brulant dans l'âtre est des plus réconfortantes, car nous vient alors en mémoire un imaginaire large issu de notre culture, voire même de notre enfance.

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Chez Michael... Mon inspiration!

Qui n'a pas en tête ces images tirées de films ou séries américaines, avec la famille regroupée autour d'un feu de cheminée, lisant un livre dans un bon fauteuil en cuir marron, avec au dessus des chandeliers, des cadres photos, et même des chaussettes accrochées dans lesquelles on place des bonbons. En général le sapin n'est pas très loin pour parfaire le tableau. Rappelons nous aussi que le père Noël passe par la cheminée (moi j'en avais pas, alors on m'avait dit qu'il arrivait par la trappe du grenier...) C'est cliché, mais c'est réconfortant, on se raccroche toujours à ce que l'on connait et ce qui nous rappelle notre enfance, cela nous parle et nous rassure.

La cheminée connote la chaleur, donc la vie. Elle connote la sagesse (ce ne sont pas les jeunes qui ont une cheminée chez eux, mais les grand-parents). Et même si on n'y fait plus cuire la soupe à l'intérieur, on s'imagine un bon repas pas très loin. Bref, elle apaise, et par ces temps ci, il y en a bien besoin! 

Alors par pitié, ne nous frustrez pas, avec ce semblant de cheminée, trouvé dans un hôtel cosy de Disneyland Paris, où se trouve quelques bons fauteuils, et... ça.

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Un faux feu. Pas de chaleur. Et les fils des spots branchés à une prise. Une frustration.

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28 novembre 2011

La gare SNCF de Lille

gare_tgv_panneauComme Aéroports de Paris possède un architecte en chef, il en est de même pour SNCF. Voilà pourquoi toutes les nouvelles gares françaises ont quelque chose en commun, celui qui les a imaginé. Depuis 1986, Jean-Marie Duthilleul officie aux sommets de l'architecture ferroviaire... et voilà pourquoi chaque fois que je me déplace j'ai l'impression de me retrouver dans le même endroit.

Récemment, c'est à la gare de Lille que j'ai poussé mon coup de gueule. En témoigne la photo là dessous :

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Ce que je cherchais : le départ Eurostar. Où est il? Au fond de la photo, en tout petit. Je sais je sais, on ne le voit pas très bien... et c'est justement ça qui me gêne.

Cette photo le montre bien, la vision qui est offerte au pauvre quidam est horrible. Un enchevêtrement de structures en acier (dont la couleur est à vomir mais bon passons), de "mobiliers urbains", de chauffages, de panneaux... Comment veulent-ils que l'on s'en sorte et que l'on soit rassuré dans cette gare?  Alors je ne sais pas si c'est la faute de Duthilleul ou  des gestionnaires de site qui officient sur la gare, mais pour moi, ça ne vaut rien.

C'est toujours pareil, les gares ont l'air immenses, mais au final, seul un petit corridor est réservé aux voyageurs. Celui ci est naturellement submergé d'obstacles en tous genres, empêchant un flux facile et agréable. Se repérer dans une gare? Cherchez les petits panneaux bleus. S'assoir? Vous n'y pensez pas... Des boutiques? Vous avez le choix entre les journaux Relay et les sandwich Bonne Journée.

Mais où ont les grands halls agréables, où sont les visions lointaines et les repères naturels? Compte tenu du monde qui se dirige vers le hall Eurostar (si on peut appeler ça un hall, moi j'appellerais plutot ça un garage, mais bon), la moindre des choses aurait été de thématiser tout le fond de la gare aux couleurs d'Eurostar : gris et jaune, avec un très grand panneau Eurostar nous souhaitant la bienvenue et un bon voyage. Voilà qui serait moderne et logique!

Dans des espaces de transit comme celui là où nous sommes pressés, encombrés par nos valises, en perpétuel questionnement (est ce que j'ai tous mes papiers? est ce que j'ai rien oublié? Y a-t-il des toilettes dans le coin?... remarque même s'il y en a, je vais attendre un peu, parce que les toilettes de la gare...) il est urgent de nous rassurer, de nous accueillir, de nous materner. Nous devons sentir que nous sommes pris en charge et guidé vers notre destination. Parce que actuellement, c'est nous rendre la tâche bien plus difficile qu'elle ne l'est, et faire de cette gare un point noir de mon parcours (en tous les cas, je ne m'y arrêterais pas pour le plaisir!)

M. Duthilleul, c'est de la gestion de site, sachez le =)

753Grand Central Station... Ça c'est du hall!

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26 novembre 2011

Overdose rétinienne

En entrant la dernière fois dans Auchan, j'ai eu cette vision des films de science fiction caricaturant notre société. Je marchais comme d'habitude dans les allées à la recherche de mon dentifrice quand j'ai eu l'idée de lever la tête... et là, j'ai cru que j'allais mourrir.

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En gros (et c'est dommage, la photo rend moins bien que dans la réalité), des Promos partout! Des affiches géantes partout avec des prix partout!! Je ne savais plus où tourner mes yeux... je cherchais désespérément un espace vide, un endroit calme... queue dalle! Une avalanche d'informations me dégoûtant plus qu'autre chose, m'incitant à quitter cet endroit au plus vite tant je ne supportais plus toutes ces affiches géantes.

C'est pas étonnant que je me sente mieux dans les supermarchés "normaux". C'est bien connu, l'overdose d'infos tue l'info, et je crois bien qu'Auchan vient de l'oublier. Dommage pour eux, je suis le premier à tester la concurrence, et il paraît qu'un Leclerc serait dans les tuyaux vers le Val d'Europe...

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24 novembre 2011

Encore une petite place? (2)

Holidays-at-the-Hub-755x755Reprenons la base du plan de Disneyland. Central Plaza, ou "Hub" pour les intimes a été créé pour permettre une circulation, un repère, une facilité de naviguer dans le parc. Ce fut l'idée géniale de Walt Disney de construire un parc en étoile, celui ci ayant testé les expositions universelles, et se rappelant d'une fatigue intense en fin de journée. Ainsi Disneyland se veut facile d'accès, la place centrale constituant le noeud de tous les réseaux. C'est d'ici que tout commence, et c'est ici que tout le monde se retrouve. Or actuellement à Disneyland Paris, cette place a été remplacée par une scène, et avec les spectacles qui s'y jouent en cours de journée, elle est constamment bondée.

Une des premières solutions serait de dégager cette place, de revenir à un véritable Central Plaza, et de réoccuper les différentes salles que propose le site : Videopolis (vide), Castle Stage, Fantasy Fastival Stage (qui va bientôt être remplacée certes), Chaparral Theatre. Dispatcher nos visiteurs à droite et à gauche permet de les faire circuler. De plus, une attendance dépassant un certain seuil doit conduire naturellement à des séances supplémentaires pour les spectacles. Certes... ce sont quelques dépenses en plus.

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Videopolis avec actuellement des dessins animés... 

On sait que la période de Noël est une des plus chargée. Et alors même que les files d'attente débordent, il en est de même pour voir... Le Père Noël. Là encore, je ne comprends pas que l'on ne se base pas sur le modèle américain qui a développé depuis très longtemps une technique très facile : 3 personnages similaires, chacun dans un espace fermé, avec une seule et même file d'attente. Les visiteurs accèdent à l'un ou l'autre des personnages, ne sachant pas que ce sont les 3 mêmes. Ainsi pour voir Mickey aux Etats Unis... et bien il y a en fait 3 Mickey, et une file d'attente trois fois plus courte. Pourquoi ne pas alors avoir 3 Pères-Noël? L'installation d'une tente thémée sur le Woody's Roundup Village aurait permis ce système!

 

Il y a actuellement un gros problème avec le système fast pass... Les files d'attente s'allongent, et il faut parfois jusqu'à 15 minutes d'attente pour prendre un ticket, qui nous permettra de revenir plus tard, et ne faire plus que 10 minutes d'attente... bref, pas étonnant que les visiteurs soient décontenancés. Une forte affluence doit déclencher un système pour ramener des employés aux machines Fast Pass. Une personne par machine pour aider à la distribution des tickets. Les visiteurs passent environ 30 secondes par ticket scanné (si ce n'est plus), alors que l'employé formé en passe 10. CQFD.

De plus, il ne faut pas sortir des grandes écoles pour voir que la moitié des visiteurs ne comprend pas le système Fast Pass. Oui, ça fonctionne très bien aux Etats Unis, mais pas chez nous, alors autant s'adapter, et proposer des alternatives à la simple explication se trouvant sur le plan, et que personne ne lit. Pourquoi ne pas proposer des écrans situés vers les caisses, là où se situe la séquence d'entrée et où tout le monde fait la queue? Ces écrans pourraient proposer un dessin animé avec les peronnages Disney, expliquant clairement le système Fast Pass. Pas besoin de mots (un public pan-européen ne comprend ni l'anglais ni le français). Ce dessin animé passé en boucle divertit la file d'attente aux caisses, et les renseigne sur ce service somme toute très pratique. Car le nombre de personnes prenant un ticket, alors même qu'ils ne savent pas à quoi ça sert (allez comprendre...) est hallucinant!

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"Quoi? Revenir plus tard? Mais c'est de l'arnaque!!!"

 

Les restaurant sont bondés, et il est très difficile de trouver une place à table ces jours là. Soit. Dans ce cas, augmentons le nombre de Carts Food se positionnant sur le parc à des endroits stratégiques, avec pas seulement des glaces et des pop corns, mais aussi des hot dogs ! Plus un visiteur trouvera rapidement de quoi se sustenter, de meilleure humeur il sera!

 

Occupons toute ce peuple qui fait la queue ! Premièrement, je l'ai écrit un peu plus haut, augmentons le nombre de spectacles en tous genres. Ce sont toujours autant de visiteurs en moins devant les attractions. Et pour ceux qui sont déjà dans les files d'attente ou à l'approche... c'est le moment de sortir les possibilités de divertissements : orchestres, spectacles de rue (vous rappelez-vous du spectacle Zorro sur les toits du Fuente del Oro? Ou de la poursuite entre cow boys sur les toits du Lucky Nugget Saloon?). il est très importat que le visiteur ne se souvienne pas seulement des files d'attente en rentrent chez lui, mais de tous ces petits spectacles lui ayant déclenché une émotion particulière. Disneyland ne doit pas être un enchaînement d'attractions, mais un moment de détente et d'amusement tout au long de la journée. Et pour se faire, il n'y a pas que l'attraction!

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Qu'est ce que j'aurais aimé voir ça!

Oui ces solutions coutent de l'argent, et un savant calcul est à faire pour ne pas non plus devenir perdant sur ces journées saturées. Mais il est clair que l'on ne peut pas agir de la même façon un mardi 3 février, et un vendredi 1er Novembre. Espérons que l'on s'en rende compte rapidement avant que les mauvaises expériences ne dépassent en nombre les bonnes... ce serait la fin de tout.

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20 novembre 2011

Encore une petite place?

Où est la limite? Doit-on limiter les entrées? Doit-on instaurer une limite, au delà des limites de sécurité, à la foule qui bonde Disneyland le week-end et pendant les fêtes? C'est le genre de questions que je me pose actuellement lorsque je vois les files d'attente débordantes qui plombent manifestement l'Expérience de nos visiteurs...

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Comme quoi, il n'y a pas qu'à Disney...

Que faire? Il est clair qu'une limite existe, et actuellement, c'est me semble-t-il la limite imposée légalement compte tenu de l'espace disponible sur les parcs. En gros, si on dépassait cette limite, il faudrait limite ramper sous les jambes des autes visiteurs pour se déplacer, ou enjamber les enfants... bref ce ne serait pas facile. Mais je ne vous souhaite pas de vous rendre à Disneyland ce jour là, car pour l'avoir vécu... c'est abominable.

En gros : les files d'attente explosent, les restaurants sont inaccessibles, et si vous voulez voir la Parade... placez vous deux heures à l'avance... ce qui vous empêche bien évidemment de profiter des attractions. Bref, les visiteurs sont en colère (et on les comprend), pressés, et le moindre incident les fait exploser (et les problèmes techniques ne sont pas rares en général dans ces moments là, comme par hasard).

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Bon courage...

Alors oui, dans l'esprit, limiter les entrées au parc, voilà qui serait bien... mais alors que dites vous aux visiteurs venus de l'Europe entière, qui se pointent devant les grilles et on leur dit... non? désolé? C'est plein? revenez demain? Sympa... En gros, le problème n'est pas si simple. Soit on mécontente une partie des visiteurs déjà présents dans le parc en acceptant plus de monde, soit on mécontente ceux que l'on refusera. Pour le moment, c'est la première option qui a la préférence de nos dirigeants. Et à mon avis, de là doit découler une très grosse réflexion sur les actions à mener dans les cas de forte affluence. Car la part de visiteurs mécontents est énorme... mais ces couillons reviennent toujours... Alors à quoi bon?

Mais se reposer sur ses lauriers serait une grossière erreur, car viendra un jour où l'image de marque sera écornée pour de bon, où la concurrence se développera (bon, c'est pas encore gagné de ce côté là), ou la crise de la Grèce nous fera économiser une journée à Disney! Walt Disney disait que si c'était pour l'argent, il ne se serait jamais lancé dans Disneyland. Il y a tout un autre concept derrière. Alors, quelles seraient les solutions pour garantir que Disneyland reste une destination de vacances unique? Il y a quelques idées...

 

A suivre...

Posté par Ptitmath à 21:50 - Re-Experience it! - Commentaires [5] - Permalien [#]
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