11 janvier 2012
Le Cirque du Soleil avant le soleil!
Une nouvelle fois (en fait c'était la deuxième fois de ma vie), je suis allé voir, en ces fêtes de fin d'année, Le Cirque du Soleil, de passage à Paris avec son spectacle myhique : Corteo. Oui j'en avais déjà parlé par ici, mais si je réécris à nouveau sur cette troupe fantastique, c'est que nos amis québecois m'ont cette fois soufflé par l'Expérience globale apportée par le spectacle, certes, mais aussi par l'avant! Petites explications...
Combien de fois ai-je voulu me rendre sur Fnac.fr pour réserver un spectacle, et combien de fois ai-je galéré? Impossible de choisir sa place, voire même impossible d'avoir les trois places côte à côte! Il fallait à chaque fois que je recommence toute la procédure de réservation pour changer de place... quand il le voulait bien, car en général le site de fnac me gardait en mémoire et mes billets étaient inchangeables! J'ai pété des câbles plus d'une fois!
Les plans de salle sont illisibles, les sièges proposés : la dictature : ce sont ceux là, et pas d'autres!!! Rien que de penser à Michael Sardou fin 2012, je stresse... bref, je n'ai jamais aimé réserver des billets. Jusqu'à ce que je tombe sur le site du Cirque du Soleil.
Ils ont pensé à tout, et en premier lieu aux clients. A partir de là, ils ont tout compris. La réservation des places est d'une simplicité enfantine. Il est toujours possible de revenir en arrière, les prix sont clairs comme de l'eau de roche, le site est ergonomique et agréable.
On choisit premièrement notre jour de visite, puis un plan de la salle en 3D est proposé, avec les différentes catégories de siège. Il nous indique direct les sièges disponibles, en ayant précisé combien on en voulait. En passant la souris sur les sièges, s'affiche directement le prix du siège. Ainsi, la recherche est facile, et on sait très bien que un même prix cache plusieurs sièges différents, avec des vues différentes. Quand la Fnac m'imposait son siège tout en haut en gauche, là je peux choisir celui qui me plait! Surtout, on sait estimer notre vue, notre distance de la scène, l'ampleur de la salle... C'est facile, c'est bien, Bing, j'achète! Je choisis l'impression à domicile pour être plus rapide, on me dit alors que je recevrai mes billets par mail sous peu. Soit.
Effectivement je les reçois, et quelques jours avant le spectacle, je reçois un deuxième mail, avec cette fois, les indications routières! Le processus d'accueil est total! L'accueil passe par trois grandes phases immuables : Je récapitule :
1/ La reconnaissance : reconnaître qu'on a en face de soi des clients, qui vont payer cher. Je suis reconnu en tant que tel, je me sens différencié, et pas perdu dans la masse.
2/ L'hospitalité : Le cirque du soleil m'explique comment ça se passe chez lui, il m'explique les règles de la maison, comment est fait son cirque, il me met des cartes à disposition pour que je puisse choisir convenablement mes sièges et m'informe en temps réel sur les prix.
3/ Le maternage : Le cirque du soleil prend soin de moi et réduit ma peine. Avant que j'arrive, sans que je ne demande rien, il va m'envoyer par mail personnalisé toutes les indications pour me rendre le plus facilement possible sur le lieu du spectacle. Il me donnera tous les liens précis, me conseillera les parkings, m'informera de la durée du spectacle, des prix des parkings alentours...
Avec un accueil de la sorte, je me sens totalement en confiance, et surtout l'image que j'ai du Cirque du Soleil est Haute Définition! alors même que je n'ai pas encore vu le spectacle! C'est comme ça que se gère et se conçoit une expérience, la phase d'anticipation, la phase d'achat, la phase de préparation sont des moments tout aussi importants que l'expérience en elle même. Et je voulais vraiment souligner leur professionalisme!
Ce n'est pas grand chose, mais ça prouve qu'ils ont un grand respect de leur public. Bien entendu, le spectacle achèvera tout, car c'est le summum de l'ultime, donc même sans ça, on aurait été content. Mais ils sont allés au delà de nos attentes, et ont donc construit une expérience.
Le Cirque du Soleil ne cessera jamais de m'épater! La Fnac ne cessera jamais de me décevoir!
Cirque Du Soleil - Corteo (2nd promo)
16 décembre 2011
Au coin du feu
A l'approche de Noël et des soirées glaciales de notre cher pays, quoi de plus agréable qu'un petit feu de cheminée? L'image que nous donne cette bûche brulant dans l'âtre est des plus réconfortantes, car nous vient alors en mémoire un imaginaire large issu de notre culture, voire même de notre enfance.
Chez Michael... Mon inspiration!
Qui n'a pas en tête ces images tirées de films ou séries américaines, avec la famille regroupée autour d'un feu de cheminée, lisant un livre dans un bon fauteuil en cuir marron, avec au dessus des chandeliers, des cadres photos, et même des chaussettes accrochées dans lesquelles on place des bonbons. En général le sapin n'est pas très loin pour parfaire le tableau. Rappelons nous aussi que le père Noël passe par la cheminée (moi j'en avais pas, alors on m'avait dit qu'il arrivait par la trappe du grenier...) C'est cliché, mais c'est réconfortant, on se raccroche toujours à ce que l'on connait et ce qui nous rappelle notre enfance, cela nous parle et nous rassure.
La cheminée connote la chaleur, donc la vie. Elle connote la sagesse (ce ne sont pas les jeunes qui ont une cheminée chez eux, mais les grand-parents). Et même si on n'y fait plus cuire la soupe à l'intérieur, on s'imagine un bon repas pas très loin. Bref, elle apaise, et par ces temps ci, il y en a bien besoin!
Alors par pitié, ne nous frustrez pas, avec ce semblant de cheminée, trouvé dans un hôtel cosy de Disneyland Paris, où se trouve quelques bons fauteuils, et... ça.
Un faux feu. Pas de chaleur. Et les fils des spots branchés à une prise. Une frustration.
28 novembre 2011
La gare SNCF de Lille
Comme Aéroports de Paris possède un architecte en chef, il en est de même pour SNCF. Voilà pourquoi toutes les nouvelles gares françaises ont quelque chose en commun, celui qui les a imaginé. Depuis 1986, Jean-Marie Duthilleul officie aux sommets de l'architecture ferroviaire... et voilà pourquoi chaque fois que je me déplace j'ai l'impression de me retrouver dans le même endroit.
Récemment, c'est à la gare de Lille que j'ai poussé mon coup de gueule. En témoigne la photo là dessous :
Ce que je cherchais : le départ Eurostar. Où est il? Au fond de la photo, en tout petit. Je sais je sais, on ne le voit pas très bien... et c'est justement ça qui me gêne.
Cette photo le montre bien, la vision qui est offerte au pauvre quidam est horrible. Un enchevêtrement de structures en acier (dont la couleur est à vomir mais bon passons), de "mobiliers urbains", de chauffages, de panneaux... Comment veulent-ils que l'on s'en sorte et que l'on soit rassuré dans cette gare? Alors je ne sais pas si c'est la faute de Duthilleul ou des gestionnaires de site qui officient sur la gare, mais pour moi, ça ne vaut rien.
C'est toujours pareil, les gares ont l'air immenses, mais au final, seul un petit corridor est réservé aux voyageurs. Celui ci est naturellement submergé d'obstacles en tous genres, empêchant un flux facile et agréable. Se repérer dans une gare? Cherchez les petits panneaux bleus. S'assoir? Vous n'y pensez pas... Des boutiques? Vous avez le choix entre les journaux Relay et les sandwich Bonne Journée.
Mais où ont les grands halls agréables, où sont les visions lointaines et les repères naturels? Compte tenu du monde qui se dirige vers le hall Eurostar (si on peut appeler ça un hall, moi j'appellerais plutot ça un garage, mais bon), la moindre des choses aurait été de thématiser tout le fond de la gare aux couleurs d'Eurostar : gris et jaune, avec un très grand panneau Eurostar nous souhaitant la bienvenue et un bon voyage. Voilà qui serait moderne et logique!
Dans des espaces de transit comme celui là où nous sommes pressés, encombrés par nos valises, en perpétuel questionnement (est ce que j'ai tous mes papiers? est ce que j'ai rien oublié? Y a-t-il des toilettes dans le coin?... remarque même s'il y en a, je vais attendre un peu, parce que les toilettes de la gare...) il est urgent de nous rassurer, de nous accueillir, de nous materner. Nous devons sentir que nous sommes pris en charge et guidé vers notre destination. Parce que actuellement, c'est nous rendre la tâche bien plus difficile qu'elle ne l'est, et faire de cette gare un point noir de mon parcours (en tous les cas, je ne m'y arrêterais pas pour le plaisir!)
M. Duthilleul, c'est de la gestion de site, sachez le =)
Grand Central Station... Ça c'est du hall!
26 novembre 2011
Overdose rétinienne
En entrant la dernière fois dans Auchan, j'ai eu cette vision des films de science fiction caricaturant notre société. Je marchais comme d'habitude dans les allées à la recherche de mon dentifrice quand j'ai eu l'idée de lever la tête... et là, j'ai cru que j'allais mourrir.
En gros (et c'est dommage, la photo rend moins bien que dans la réalité), des Promos partout! Des affiches géantes partout avec des prix partout!! Je ne savais plus où tourner mes yeux... je cherchais désespérément un espace vide, un endroit calme... queue dalle! Une avalanche d'informations me dégoûtant plus qu'autre chose, m'incitant à quitter cet endroit au plus vite tant je ne supportais plus toutes ces affiches géantes.
C'est pas étonnant que je me sente mieux dans les supermarchés "normaux". C'est bien connu, l'overdose d'infos tue l'info, et je crois bien qu'Auchan vient de l'oublier. Dommage pour eux, je suis le premier à tester la concurrence, et il paraît qu'un Leclerc serait dans les tuyaux vers le Val d'Europe...
24 novembre 2011
Encore une petite place? (2)
Reprenons la base du plan de Disneyland. Central Plaza, ou "Hub" pour les intimes a été créé pour permettre une circulation, un repère, une facilité de naviguer dans le parc. Ce fut l'idée géniale de Walt Disney de construire un parc en étoile, celui ci ayant testé les expositions universelles, et se rappelant d'une fatigue intense en fin de journée. Ainsi Disneyland se veut facile d'accès, la place centrale constituant le noeud de tous les réseaux. C'est d'ici que tout commence, et c'est ici que tout le monde se retrouve. Or actuellement à Disneyland Paris, cette place a été remplacée par une scène, et avec les spectacles qui s'y jouent en cours de journée, elle est constamment bondée.
Une des premières solutions serait de dégager cette place, de revenir à un véritable Central Plaza, et de réoccuper les différentes salles que propose le site : Videopolis (vide), Castle Stage, Fantasy Fastival Stage (qui va bientôt être remplacée certes), Chaparral Theatre. Dispatcher nos visiteurs à droite et à gauche permet de les faire circuler. De plus, une attendance dépassant un certain seuil doit conduire naturellement à des séances supplémentaires pour les spectacles. Certes... ce sont quelques dépenses en plus.
Videopolis avec actuellement des dessins animés...
On sait que la période de Noël est une des plus chargée. Et alors même que les files d'attente débordent, il en est de même pour voir... Le Père Noël. Là encore, je ne comprends pas que l'on ne se base pas sur le modèle américain qui a développé depuis très longtemps une technique très facile : 3 personnages similaires, chacun dans un espace fermé, avec une seule et même file d'attente. Les visiteurs accèdent à l'un ou l'autre des personnages, ne sachant pas que ce sont les 3 mêmes. Ainsi pour voir Mickey aux Etats Unis... et bien il y a en fait 3 Mickey, et une file d'attente trois fois plus courte. Pourquoi ne pas alors avoir 3 Pères-Noël? L'installation d'une tente thémée sur le Woody's Roundup Village aurait permis ce système!
Il y a actuellement un gros problème avec le système fast pass... Les files d'attente s'allongent, et il faut parfois jusqu'à 15 minutes d'attente pour prendre un ticket, qui nous permettra de revenir plus tard, et ne faire plus que 10 minutes d'attente... bref, pas étonnant que les visiteurs soient décontenancés. Une forte affluence doit déclencher un système pour ramener des employés aux machines Fast Pass. Une personne par machine pour aider à la distribution des tickets. Les visiteurs passent environ 30 secondes par ticket scanné (si ce n'est plus), alors que l'employé formé en passe 10. CQFD.
De plus, il ne faut pas sortir des grandes écoles pour voir que la moitié des visiteurs ne comprend pas le système Fast Pass. Oui, ça fonctionne très bien aux Etats Unis, mais pas chez nous, alors autant s'adapter, et proposer des alternatives à la simple explication se trouvant sur le plan, et que personne ne lit. Pourquoi ne pas proposer des écrans situés vers les caisses, là où se situe la séquence d'entrée et où tout le monde fait la queue? Ces écrans pourraient proposer un dessin animé avec les peronnages Disney, expliquant clairement le système Fast Pass. Pas besoin de mots (un public pan-européen ne comprend ni l'anglais ni le français). Ce dessin animé passé en boucle divertit la file d'attente aux caisses, et les renseigne sur ce service somme toute très pratique. Car le nombre de personnes prenant un ticket, alors même qu'ils ne savent pas à quoi ça sert (allez comprendre...) est hallucinant!
"Quoi? Revenir plus tard? Mais c'est de l'arnaque!!!"
Les restaurant sont bondés, et il est très difficile de trouver une place à table ces jours là. Soit. Dans ce cas, augmentons le nombre de Carts Food se positionnant sur le parc à des endroits stratégiques, avec pas seulement des glaces et des pop corns, mais aussi des hot dogs ! Plus un visiteur trouvera rapidement de quoi se sustenter, de meilleure humeur il sera!
Occupons toute ce peuple qui fait la queue ! Premièrement, je l'ai écrit un peu plus haut, augmentons le nombre de spectacles en tous genres. Ce sont toujours autant de visiteurs en moins devant les attractions. Et pour ceux qui sont déjà dans les files d'attente ou à l'approche... c'est le moment de sortir les possibilités de divertissements : orchestres, spectacles de rue (vous rappelez-vous du spectacle Zorro sur les toits du Fuente del Oro? Ou de la poursuite entre cow boys sur les toits du Lucky Nugget Saloon?). il est très importat que le visiteur ne se souvienne pas seulement des files d'attente en rentrent chez lui, mais de tous ces petits spectacles lui ayant déclenché une émotion particulière. Disneyland ne doit pas être un enchaînement d'attractions, mais un moment de détente et d'amusement tout au long de la journée. Et pour se faire, il n'y a pas que l'attraction!
Qu'est ce que j'aurais aimé voir ça!
Oui ces solutions coutent de l'argent, et un savant calcul est à faire pour ne pas non plus devenir perdant sur ces journées saturées. Mais il est clair que l'on ne peut pas agir de la même façon un mardi 3 février, et un vendredi 1er Novembre. Espérons que l'on s'en rende compte rapidement avant que les mauvaises expériences ne dépassent en nombre les bonnes... ce serait la fin de tout.
20 novembre 2011
Encore une petite place?
Où est la limite? Doit-on limiter les entrées? Doit-on instaurer une limite, au delà des limites de sécurité, à la foule qui bonde Disneyland le week-end et pendant les fêtes? C'est le genre de questions que je me pose actuellement lorsque je vois les files d'attente débordantes qui plombent manifestement l'Expérience de nos visiteurs...
Comme quoi, il n'y a pas qu'à Disney...
Que faire? Il est clair qu'une limite existe, et actuellement, c'est me semble-t-il la limite imposée légalement compte tenu de l'espace disponible sur les parcs. En gros, si on dépassait cette limite, il faudrait limite ramper sous les jambes des autes visiteurs pour se déplacer, ou enjamber les enfants... bref ce ne serait pas facile. Mais je ne vous souhaite pas de vous rendre à Disneyland ce jour là, car pour l'avoir vécu... c'est abominable.
En gros : les files d'attente explosent, les restaurants sont inaccessibles, et si vous voulez voir la Parade... placez vous deux heures à l'avance... ce qui vous empêche bien évidemment de profiter des attractions. Bref, les visiteurs sont en colère (et on les comprend), pressés, et le moindre incident les fait exploser (et les problèmes techniques ne sont pas rares en général dans ces moments là, comme par hasard).
Bon courage...
Alors oui, dans l'esprit, limiter les entrées au parc, voilà qui serait bien... mais alors que dites vous aux visiteurs venus de l'Europe entière, qui se pointent devant les grilles et on leur dit... non? désolé? C'est plein? revenez demain? Sympa... En gros, le problème n'est pas si simple. Soit on mécontente une partie des visiteurs déjà présents dans le parc en acceptant plus de monde, soit on mécontente ceux que l'on refusera. Pour le moment, c'est la première option qui a la préférence de nos dirigeants. Et à mon avis, de là doit découler une très grosse réflexion sur les actions à mener dans les cas de forte affluence. Car la part de visiteurs mécontents est énorme... mais ces couillons reviennent toujours... Alors à quoi bon?
Mais se reposer sur ses lauriers serait une grossière erreur, car viendra un jour où l'image de marque sera écornée pour de bon, où la concurrence se développera (bon, c'est pas encore gagné de ce côté là), ou la crise de la Grèce nous fera économiser une journée à Disney! Walt Disney disait que si c'était pour l'argent, il ne se serait jamais lancé dans Disneyland. Il y a tout un autre concept derrière. Alors, quelles seraient les solutions pour garantir que Disneyland reste une destination de vacances unique? Il y a quelques idées...
A suivre...
15 septembre 2011
L'accueil en Mairie
On a déjà tous entendu les blagues classiques sur l'administration. Si l'on prenait ces boutades au premier degré, nous vivrions dans une France paralysée, avançant au ralenti, au même rythme que le travail des employé(e)s de mairie. Et bien en fait... elles sont vraies.
C'est tout de même hallucinant de se dire que l'accueil du grand public est secondaire. Ce qui passe en priorité, c'est le mail que l'on doit taper, ou le coup de téléphone à donner. Je viens pour récupérer un passeport. Procédure classique ne demandant pas beaucoup de temps. On me fait patienter dans une petite salle d'attente avec son pot de fleurs en plastique (les fleurs ! le pot, lui, était très joli... allez comprendre). J'y avais déjà patienté pour faire ma demande de passeport. En face de moi, deux bureaux, avec la porte ouverte. Au bout de dix minutes, comme personne ne vient me voir, et que manifestement, il n'y a personne dans les bureaux à part les deux employées... j'ose. Je frappe à la porte de l'une d'entre elle.
"Excusez moi... je viens juste pour récupérer un passeport
- Oui c'est à côté. Je ne peux pas, je suis en attente d'un rendez vous pour faire un passeport. Attendez dans la salle"
En attente... Elle doit sûrement se préparer psychologiquement à ce rendez vous, car il n'y a personne, mais bon comme ils risqueraient d'arriver, il ne faudrait pas qu'ils patientent trop longtemps. Moi, on s'en fout. Je patienterai donc dix minutes de plus, pour récupérer mon passeport, ce qui a pris en tout et pour tout : 2 minutes (reprise des empreintes incluse).
Quand en plus on sait que les horaires d'accueil du public sont restreintes (j'imagine pour avoir le temps de traiter les dossiers derrière, chose normale), je ne comprends pas que l'on puisse s'égarer à ce point dans la gestion des priorités. C'était une petite anecdote de passage, qui fait sourire avec le recul, mais qui sur le coup m'a fait penser bien des choses sur la manière dont travaille notre administration. Quelle image j'en ai? Qu'en gros, on devrait être bien content qu'on nous délivre un passeport, alors on patiente, et on regarde les fleurs en plastique qu'on a acheté à Babou pour nous.
17 juin 2011
Pirates of the Caribbean 4
La trilogie Pirates des Caraïbes fait aujourd'hui partie de notre culture cinema commune. Tout le monde a vu, sinon eu connaissance des aventures du célèbre Jack Sparrow. A l'origine une attraction des parcs Disney, l'idée de base a engendré la trame du premier film. Et quel ne fut pas le succès qui a entrainé les deux opus suivants, mêlant grand spectacle et légendes maritimes célèbres. Une réalisation de qualité, des histoires intéressantes, des acteurs fameux (Johnny Depp, Geoffrey Rush, Bill Nighy... Allez, même Orlando Bloom, même s'il a du pas mal souffrir de la comparaison avec Depp), et une musique grandiose ont fait de cette franchise un succès planétaire! Si bien que les parcs Disney vont aujourd'hui reprendre des éléments de la franchise pour les intégrer dans leurs attractions. Retour à l'envoyeur.

Mais comment résister devant un tel succès... financier? Et bien voilà, Disney a flanché, et un 4ème opus a été mis en route. Il faut dire qu'il reste pas mal de légendes à raconter. Mais fallait-il vraiment ressortir Sparrow de sa trilogie fétiche? Ma réponse est sans équivoque: NON!
J'ai l'impression que dernièrement les numéros 4 sont maudits! Indiana Jones d'abord, aujourd'hui Pirates des Caraïbes. Comme quoi, une trilogie, il ne faut pas y toucher. 3 c'est bien. 4 c'est trop. Car il va sans dire que ce film est pour moi une déception.
Expliquons nous: non l'œuvre citée ne manque pas d'action, on y voit effectivement le bon Jack Sparrow et même son célèbre ami/ennemi : Barbossa. Mais... C'est tout. En gros, tout ce qui fait la piraterie a disparu. L'ocean, les batailles navales, les navires engloutis, les trahisons... C'est bien simple, ce film aurait pu s'appeler "Alan Quatermain et la fontaine de Jouvence". Car dans leur volonté de jouer avec leur personnage le plus célèbre, les studios Disney ont transformé Jack Sparrow en aventurier parti à la conquête des légendes cachées... Et ne ressemble plus vraiment à un pirate. Cela ne m'étonnerait pas qu'on le retrouve en train d'escalader l'Everest, ou descendre le Grand Canyon dans un futur proche.
Disney nous avait pourtant dit vouloir revenir aux bases de la franchise, en resserrant les budgets... Et bien moi je vois qu'ils s'en sont éloignés et comme il faut! Même la démarche célèbre de Jack a du mal à raccrocher le film à la trilogie précédente. Et que dire de cette apparition inutile, ridicule et complètement hors de propos de son père: Keith Richards?
Enfin, le célèbre Barbe Noire, légende des légendes (mais personnellement je ne savais pas que c'était un pirate) apparaît plus gentil que Barbossa, et franchement dénué de tout mystère, voire même de toute histoire ou légende. Bizarre que l'on n'en ait pas entendu parler avant, quand bien même Davy Jones est présent dans les deux derniers films et était déjà considéré comme la terreur des Océans.
Hans Zimmer aura voulu donner un son espagnol à cette aventure en embauchant les plus célèbres guitaristes au monde... Mais cela aurait été bien de leur écrire un thème pour le jouer! Chaque film possédait son propre thème, et je ne peux que frissonner en repensant à l'album du 3 (at world's end). Ici, j'ai eu beau tendre l'oreille, mais rien ne m'a vraiment transcendé.
Pirates des Caraïbes 4 - Bande-Annonce / Trailer [VF|HD]
Voila donc un bon film d'aventure, un petit moment sympathique à regarder... Du moment qu'on tente d'oublier qu'on a à faire avec les plus célèbres des Pirates, les Pirates des Caraïbes qui ont tissé leur légende sur une trilogie devenue mythique. Dommage, un coup dans l'eau.
10 février 2011
Tron Legacy
Il est des films qu'on entend parler depuis notre naissance, et que l'on qualifie, dès lors, et parce que tout le monde l'a dit, de culte. Des films qui n'ont pas été forcément des cartons au box office, mais qui ont, dans un sens, apporté un sens nouveau au cinéma, et qui, à la rediffusion, apparaissent comme totalement novateurs. C'est ce qui a été dit de TRON, sorti en 1982. Je n'en ferai pas ici état, étant donné que je ne m'en rappelle absolument pas. Je parlerai de sa suite, sorti cette semaine sur les écrans français : TRON : L'héritage. Et croyez moi, il y a de quoi dire.
Oui, Tron, j'en entend parler depuis trèèès longtemps! Et le Buzz créé par les geeks autour de sa suite, dès la mise en chantier du projet, ont donné au film, avant même sa sortie, le statut d'icône. Un peu comme un nouveau Star Wars. Je suis donc allé me faire mon propre avis hier soir, en Imax, et en 3D s'il vous plait. Il n'en fallait pas moins pour apprécier l'oeuvre.
Tron Legacy combine trois facteurs puissants : une histoire originale, dans laquelle on peut creuser à sa guise pour se triturer le cerveau ; une mise en scène démentielle évoluant dans des décors à couper le souffle ; une musique géniale et totalement futuriste, donnant résolument le ton de l'aventure.
Tron Legacy s'inscrit dans la suite de l'original, bien des années plus tard. Et moi même ne me rappellant plus du tout le premier opus, je n'ai pas eu de mal pour apprécier le film. Kevin Flynn, l'inventeur génial du jeu TRON, dans lequel il avait pénétré dans le premier film, a mystérieusement disparu en 1985, laissant derrière lui son fils Sam, orphelin. Quinze ans plus tard, ce dernier se retrouvera piégé par hasard dans les limbes du monde virtuel, et découvrira un monde et des possibilités jusque là inexplorées... ainsi que le rêve de son père : améliorer la condition humaine par le biais du numérique. En effet, l'histoire n'est pas facile à comprendre du premier abord, si comme moi on ne se contente pas du simple "je suis pris au piège par l'ordinateur, je dois en sortir". Pour creuser le sujet, il faudrait revoir le TRON original, mais le film a eu l'intelligence de nous donner pas mal d'explications sur les origines de chaque personnage. Il est donc aisé de suivre la trame narrative, sans être perdu.
Le monde de Tron est tout simplement bluffant d'un point de vue visuel. Tous les détails ont été pensés : les motos, les costumes, la ville... Tout y apparait totalement avant-gardiste. Et d'ailleurs, j'ai personnellement envie d'acquérir la garde robe de Kevin Flynn, avec ses costumes electroluminescents, la classe à l'état pur! On sent qu'un gros travail de recherche et de design a été fait pour ce film. Les effets spéciaux sont tout simplement magnifiques, mis à part la technique de rajeunissement de Flynn (Jeff Brifges) qui laisse parfois à désirer... La 3D apporte de plus une profondeur non négligeable.
Et bien entendu, ce dont tout le monde parle actuellement, c'est la patte française du film, j'ai nommé Daft Punk. Je ne suis pas vraiment un fan d'électro, mais autant dire que les deux accolytes ont du être touchés par la grâce pour avoir pondu une Bande Originale de ce style... Je suis d'ailleurs étonné qu'un Disney soit allé aussi loin dans le genre. C'est bien simple, je ne me lasse pas d'écouter la BO en boucle, que j'ai acquise dès ma sortie du ciné. La musique est à la fois épique, dynamique, électronique, elle agit presque comme un personnage à part entière, et accompagne parfaitement l'action.
Tout ceci mélangé à la carrure de Jeff Bridges qui joue le rôle principal (et à la plastique superbe d'Olivia Wilde, dont je suis tombé amoureux au premier regard) font de ce film une totale réussite. On ne s'ennuie pas un seul instant, accrochés à nos lunettes 3D.
A la sortie de la séance, je me suis posé une question : Existe-t-il encore des limites pour le cinéma? J'ai l'impression que l'imagination la plus débridée aujourd'hui peut s'exprimer par le biais du 7ème art. Incroyable. Visuellement bluffant, je suis resté scotché au film pendant les 2 heures du film. J'étais presque triste de quitter le monde virtuel pour me retrouver sur les sentiers du Val d'Europe. Si vous voulez passer un bon moment et vous retrouver vous aussi, sur la Grille, alors pénétrez dans le monde TRON. Vous ne le regretterez pas.
03 février 2011
Blu Ray
Je ne sais pas quelle folie a piqué Neznez, mais récemment, sûrement empreint de culpabilité face à toutes mes dépenses pour le confort de notre salon, il s'est lui aussi mis à sortir sa carte bleue, pour notre confort visuel et auditif. Tout avait commencé avec la défection de notre vieux lecteur DVD qui commençait à surchauffer pas mal, et pour cela, il s'est lancé dans la compétition Blu Ray.
Ca y est, nous sommes revenus donc dans la course, puisque nous avons nous aussi notre beau lecteur Samsung noir qui brille et lit les Blu Ray! Accompagné par, évidemment, un Home Cinema de la même marque, histoire de s'en mettre plein les oreilles et de d'imaginer les hélicos au dessus de nos têtes en regardant Die Hard. Mais quand même, devant tant de technologie, je reste dubitatif face à l'apport du Blu Ray.
Alors, certes, la place sur le disque est plus importante, ce qui permet de mettre je sais pas combien de bonus en plus... mais déjà qu'à la base je les regardais pas tous (voir pas du tout pour certains...). Je suis surtout dubitatif face à la qualité de l'image. On nous promet une image d'une qualité extra pure, un diamant de technologie, un magnifique rendu des couleurs, des noirs, de la netteté... bref, tout ce q'on nous promettait avec le DVD si on se rappelle bien. Et pour le coup, ce dernier était une véritable avancée face à la bonne vieille VHS. Le Blu Ray face au DVD?... On a regardé La Belle et la Bête récemment... certes, c'était très joli... Mais je ne me souviens pas m'être plaint de la qualité du DVD.
Ca semble tellement préhistorique ça!
C'est du coup l'argument principal que nous avons Neznez et moi, ce dernier ne jurant plus que par le Blu Ray. Il est vrai que pour le coup, les Pixar ressortent beaucoup mieux à l'écran... mais pour le reste, personnellement, je ne vois pas d'avancée majeure. Surtout pour les vieux films que je chéris tant! Alors faut-il tout racheter pour percevoir quelques pixels de moins sur votre écran géant? D'autant que bientôt, il faudra des lecteurs 3D, voire même 4D, qui vous lanceront de l'eau à la figure, ou contrôleront à distance votre thermostat pendant que vous regardez Titanic!
Alors entre un Blu-Ray à 25 euros, et un DVD à 19 euros... honnêtement j'hésite. Mais on me parle d'un coffret Blu Ray de Retour vers le futur??? Et voilà, je vais encore me faire avoir...



































