03 novembre 2009
This is it
La réputation de Michael Jackson était pas mal maltraitée depuis de nombreuses années. Frasques en tous genres, problèmes financiers, exil au moyen orient... et le pire : le procès. Même s'il a été acquitté de toutes les charges qui pesaient contre lui, Michael portait le poids de toutes ces années de moqueries et d'incompréhension. Une chose transparaissait à mes yeux, qui me rendait furieux. Où était l'artiste, la légende? Comment faire oublier le superflu pour ramener ce pour quoi il est connu à la base : son talent? Enfin, et comme je le prédisais, il aura fallu attendre sa disparition pour rétablir la vérité. Le génie de la musique, de la danse et de la scène était bel et bien là, caché et humble.
Et This is it rend hommage à cela. On aurait pensé que Kenny Ortega se serait attardé sur un final dramatique, au ralenti, avec des choeurs de messe pour sublimer la mort de Michael et nous tirer les larmes. Rien de tout cela, au contraire, nous restons dans la sobriété la plus juste et qui colle le mieux à ce personnage hors normes, ce qui me tire d'autant plus les larmes quand je vois le logo de fin sur les pas légendaires de Michael Jackson, avec cette compagnie créée post-mortem : The Michael Jackson Company. Ca fait vraiment une boule au ventre, de lire cela, ce qui gèrera désormais l'héritage d'une légende jusqu'alors vivante... Kenny Ortega colle au titre du film : Michael Jackson, c'est ça!
Michael a toujours été mon inspiration depuis le début. Je déteste la copie. J'adore tout simplement ce qui se démarque des autres. A quoi bon faire quelque chose si ce n'est pas en essayant de faire le meilleur, et si possible différent? (Ma passion pour Disney tire dans la même source...) C'est ce à quoi s'est attelé Michael Jackson durant toute sa vie, et c'est ce que montre parfaitement le film. Et en ça je l'ai toujours considéré comme le plus grand artiste de tous les temps.
Pendant 1h50, Michael est de retour parmi nous. Nous avons parfois la gorge qui se noue, ou les yeux qui piquent, en voyant ce spectacle, encore au stade de conception, de répétition. Michael en est le maître d'oeuvre, l'artiste intégral qui commande jusqu'à la note de piano qui ne lui convient pas, au tempo, à l'éclairage, à la chorégraphie ou au choix des danseurs. Il est partout, mais toujours avec autant d'humilité, de gentillesse et d'affection pour les autres. Difficile de croire que c'est un temple de la musique, une légende vivante que nous voyons évoluer devant nous.
Le film a aussi cette faculté d'humaniser Michael. Finies les apparitions lointaines, ou Michael apparaît invincible, intouchable, saluant des fans en délire, ou loin sur une scène. Non Michael est à côté de nous, habillé dans son quotidien (d'une drôle de façon ^^), qui parle, fait des blagues et chante et danse... C'est la matière première du film. Il avait 50 ans? J'en connais de bien plus mal en point à cet âge là. Il chante de la façon la plus juste d'une voix cristalline, il danse merveilleusement bien et se rappelle toutes ses chorégraphies qu'il domine toujours parfaitement. Il a beau être frêle comme un papillon, il bouge et se déhanche en arborant une telle énergie... Finalement pas besoin d'être aussi musclé que ses danseurs! =) (ça c'est bon pour moi!) Michael reste le maître à bord.
J'ai vu le film ce soir pour la deuxième fois, et j'en sors toujours avec autant de frissons. Certes, Kenny Ortega est en terrain conquis avec moi. Mais la salle était quasi pleine, et les réactions toujours les mêmes, les gens sont émerveillés à la sortie du film. Le public vibre au rythme des plus grands tubes de Michael, en commançant par Wanna be startin' somethin', jusqu'à Man in the mirror, en passant bien sûr par Billie Jean, Jam, Earth Song etc... Bon déjà, un type qui a réussi à composer tous ces tubes... c'est pas mal. Un de mes plus grands plaisirs pendant ce film est d'entendre ces morceaux joués en live par l'orchestre. Magnifique interprétation de Jam, ou ouverture de Earth Song. Transcendant!
Enfin, la gorge se noue surtout en voyant l'acharnement d'une équipe totalement dévouée à leur leader : Michael. Un spectacle qui promettait une expérience totalement différente de ce que nous avons l'habitude de voir par ailleurs. Ses clips mythiques revisités, une scène magnifique, de la pyrotechnie. Michael a le respect de son public, et j'allais assister certainement à une des plus belles expériences de toute ma vie. Michael avait le sens de cette expérience et savait comment traiter son public. Vous savez que je suis passionné par cette notion "d'expérience". Il en avait compris tout le sens, et ses spectacles étaient créés de la sorte.
Michael me manque terriblement au sortir de cette projection. Je n'ai rien découvert, je connaissais l'homme, je connaissais l'artiste. Je rigolais de toutes ces rumeurs autour de lui, mais le 25 juin 2009, j'ai pris conscience que le monde avait perdu quelque chose de grand. Le film s'achève sur ces mots : Michael Jackson, King of pop. Love is eternity... Car Michael ne parlait que d'amour. Et par cela, Michael sera toujours vivant dans notre coeur. C'est dur de lui dire au revoir, mais c'est ainsi.
Courez donc voir This is it si le coeur vous en dit. Vous redécouvrirez l'artiste comme on ne l'a pas souvent vu. Merci Kenny Ortega. One man has made the difference...
20 octobre 2009
This is it
Le manque de Michael se fait toujours sentir. Lorsque j'écoute notamment la dernière chanson du moment : Holding out for a Hero, c'est aussi à Michael que je pense, en me disant que la surface de la Terre est définitivement fade. Il n'y a personne qui dégage le même charisme, la même notoriété, la même passion. Oui il existe beaucoup de stars... jetables. La modernité veut que nous célébrions quelqu'un et que deux mois plus tard, ce soit fini. Merci Star Acemy et autres consoeurs.
Personne ne restait indifférent face à Michael Jackson. Il y avait toujours des rumeurs sur lui que les journaux s'empressaient de reprendre, dès qu'une chanson sortait, toutes les radios changeaient leur programmation. L'annonce de ses concerts a fait battre de nouveaux records : le nombre de tickets vendus en si peu de temps. Il était tout simplement hors normes, et son but était de divertir les gens. Ca manque...
Plus que 8 jours, et je me précipite dans les salles de cinéma où j'irai voir plus d'une fois, c'est sûr, This is it, où les derniers instants de sa vie ont été filmés, sur scène, dans la préparation de ce qui devait être son adieu scénique au public... et rien que de le voir répéter dans les différents extraits disponibles sur youtube; je frissonne en le voyant souriant. Il ne pensait alors pas que quelques heures plus tard, il disparaîtrait pour nous laisser définitivement avec juste une légende pour nous raccrocher à l'extra-ordinnaire.
05 septembre 2009
King of Clip
Le 29 juin dernier, jour de l'anniversaire de vous savez-qui, un hommage spécial était organisé à Paris, et naturellement, nous y avons assisté! =)
La soirée commençait à 21h, et paraît-il dès 19h la queue s'étalait sur deux rues adjacentes. Heureusement nous avions réservé, et avons retrouvé Dimitri, un ami, dans la file d'attente. Un autre ami nous avait gardé deux places dans la fosse, mais comme nous étions finalement trois, et qu'en plus Dimitri nous avait évité une bonne demi-heure de file d'attente, nous sommes restés avec lui et sommes allés se mettre au balcon. Les places sont chères, et les premières que nous trouvons sont... tout au fond. Pas question de rester à cette place, et nous irons nous placer sur les côtés.
Première déception, la pub nous vendait la soirée sur le plus grand écran d'Europe. Je pensais tout naturellement que le rideau géant allait descendre du plafond comme à son habitude, mais pour cela il aurait fallu fermer le rez de chaussée et le premier étage. Raté, ce sera sur l'écran normal. Le concept était une rediffusion des clips de Michael sur écran de cinéma, et rien que pour cela, ça valait le déplacement =)
Le début de la soirée sera animé par un fan franchissant la sécurité pour grimper sur la scène et nous faire sa chorégraphie en imitation de Michael, sous les applaudissements de la salle. Enfin quand je dis chorégraphie, le mot est grand, puisque c'est un enchaînement sans pause de différents gestes se rapprochant, dans le doute, de ce qu'a pu faire Michael. Le bougre reviendra 15 minutes après... mais cette fois se fera huer, car fera exactement les mêmes gestes. Oui mon vieux, deux minutes ça va quand on ne sait pas faire autre chose... =)
La salle était pleine, et l'ambiance au rendez-vous. Malheureusement j'aurais juste en face de moi des... extrémistes. Ceux qui à chaque clip, se lèvent, et essaient, même si le rythme n'est définitivement pas leur qualité première, de reproduire les chorégraphies des concerts de Michael.Le programme a commencé avec un super montage des meilleurs pas de danse de Michael. Quand Michael est apparu sur grand écran, ça a été la folie dans la salle, tout le monde hurlait, si bien que je n'ai rien entendu des cinq premières minutes! Il faut dire aussi que le son étaot vraiment pourri et sortait de vieilles enceintes placées sur les côtés de la scène! Dommage pour le son ciné HD Dolby!

Au bout d'un moment, ça énerve... mais ça qu'est ce qu'on se marre ^^
Il faut dire que tout le monde se levait pour danser sur les rythmes de Beat it, Billie Jean ou Thriller, diffusés en intégralité. Nous avions aussi droit à des interviews, comme Philippe Manoeuvre par exemple, ou Olivier Cachin, biographe de Michael. Les deux étaient là aussi pour vendre leur livre comme par hasard ;) La salle a sifflé comme elle pouvait une interview retransmise de Christian Audigier (il faut dire qu'il se fait passer pour son pote depuis sa mort, alors que Michael l'a vu deux fois dans sa vie ^^).Le présentateur s'est justifié comme il pouvait.

Philippe Manoeuvre avait ressorti une vieille veste rappelant vaguement Beat it, mais en noir.
La soirée va durer jusqu'à 2h du matin, soit 5 heures de Michael!! Ca fait du bien de revoir quelques vieilles images, et on s'est bien marré devant des fans complètement tarés! Certains trinquaient au champagne pour célébrer l'anniversaire de Michael, quand d'autres se lançaient dans une farandole sur les sons de Cry, une des dernières chansons (pourries) de Michael. La programmation était assez bizarre, en mélangeant quelques trucs de merde dans le total, et parfois même des répétitions (oui, car quand on a vu le clip de Heal the World, puis celui de Man in the mirror, je vois pas l'intéret de balancer Cry. Tous ces clips où on ne voit pas Michael...). Mais bon, on ne s'attendait pas à beaucoup plus.
L'image la plus marquante que je garde de cette soirée est sans nul doute l'image de fin : Un écran géant noir, avec marqué en gros 1958 - 2009. RIP. Avec une musique à vous faire froid dans le dos, toute la salle s'est levée, et a salué, le bras tendu et les deux doigts de la victoire en l'air, en la mémoire de Michael. Ca faisait limite peur, mais on peut voir la passion qui animait la foule. Mais tout de même, au bout de cinq heures de Michael, et quand on pense aux clips qui aujourd'hui sont diffusés sur MTV ou autre, je crois qu'on peut définitivement affirmer : "Le clip est né et est mort avec Michael Jackson"
22 août 2009
Sammy, Fred et les autres
Si Michael Jackson était un danseur de génie, il a toujours avoué humblement qu'il s'était inspiré des plus grands artistes tels Sammy Davis Jr, Fred Astaire, James Brown... Il s'en est inspiré et a poussé la perfection très loin; mêlant à la fois grâce, énergie et talent. Mais il faut de temps en temps rendre hommage à ces danseurs hors pair, c'est pourquoi je vous propose cette vidéo! =) Enjoy!
Et pour tous les amoureux de Fred Astaire :
29 juillet 2009
Scoop
Si vous êtes des adeptes des blogs de Grandmath et Neznez, alors vous connaissez la une de tous les journaux. Sinon, et bien je vous livre ici même le scoop du jour...
Je rigole doucement quand j'entends que certains se foutaient de notre gueule. La plupart des échos que j'ai eu sont finalement des gens qui ont trouvé cette idée super, et qui, même s'ils n'auraient pas eu le courage de faire la même chose, ont été touché par ce geste sincère. Il est de toutes façons assez courant que nous nous plaçions en situations qui peuvent paraître ridicule au premier abord, et les nombreuses photos publiées sur ce blog sont là pour le prouver ^^. Mais au final, c'est assumé, et je trouve que ce que l'on fait est beaucoup plus fun de cette manière là =) Et ce qui me fait plaisir, c'est que je ne suis pas le seul à le penser! ^^
Place au scoop! :D
10 juillet 2009
London 2009... or later.
Il y a encore quelques semaines, l'excitation était grandissante en moi en vue du week-end de rêve que nous allions passer à Londres pour voir Michael. La disparition de ce dernier (toujours choquante) a pas mal terni la vision du week-end, et considérablement découragé mes co-voyageurs. Le coup de trop fut lorsque je me suis rendu compte que je m'étais complètement planté dans les dates pour le musical Wicked. Effectivement, j'ai reçu un mail un matin me prévenant de l'approche de la soirée Wicked, et que je pouvais désormais retirer les places... pour le 4 juillet! (Comment?) Mais le week-end est le 24!!! Alors je ne sais absolument pas comment je m'y suis pris, mais les faits sont là, je me suis planté, et j'ai été contraint de revendre mes places dans l'urgence, perdant à l'occasion environ 100 pounds.
Ni Michael, ni Wicked... nous n'avons que les billets de train en gros. Mouais... on a vu mieux pour un programme. J'étais pour ma part assez motivé pour reprendre des billets pour Wicked, mais aussi pour un autre musical (Thriller live, Billy Elliott, Sister act...). Mais voilà, la démotivation de Neznez et GM m'empêche d'appréhender avec excitation ce week-end. Il est vrai que des frais en plus s'ajoutent si on prend de nouveaux billets, et les finances ont besoin de renflouement en ce moment... =) et la Floride approchant n'aide pas le compte en banque à se stabiliser.
Alors que faire? Je dois dire que pour le moment je suis dans le flou, me demandant si au final on ne ferait pas mieux d'aller passer un week-end à Sarlat et de reporter notre visite anglaise à plus tard, quitte à y aller avec d'autres personnes plu motivées =). Mais si c'est le cas, il faudra revendre les billets de train sur ebay, car je crois qu'ils ne sont pas échangeables... Argh!! quelle histoire de fous! Vraiment quel ce salop ce Michael, il se rend pas compte comme ça bouleverse nos programmes tout ça! Ah parce que vous ne savez pas? oui il existe des sites Facebook persuadés que non, il n'est pas mort, et s'est retiré en Hongrie pour enfin avoir la paix! Pendant que tout le monde le pleure, il boit des cocktails avec Elvis. =)
02 juillet 2009
Hommage à Michael
Lorsqu'on est fan et que votre idole disparaît, tout est dépeuplé. La solution est bien sûr de se retrouver, et si en cela on peut aussi rendre hommage à la personne disparue, ce n'est pas plus mal! D'où notre idée, il y a quelques jours, de créer nous aussi notre rassemblement à Val d'Europe, partant du postulat que beaucoup de cast members n'avaient pu se rendre comme nous à Notre Dame de Paris vendredi soir dernier pour pleurer Michael.
Ainsi apparaissait le groupe sur facebook "Remember the time, Michael jackson, Val d'Europe". Un évènement sans précédent qui devait dans un premier temps rassembler les fans et les moins fans sur la place d'Ariane, autour d'un mausolée improvisé avec posters et bougies, musique et dédicaces, pour discuter de Michael et raconter les anecdotes de ses passages à Disneyland notamment. La soirée devait se terminer par une marche funèbre vers le Disneyland Hotel, lieu de séjour de Michael en France, qu'il adorait. Grandmath disait qu'ensuite nous irions tous au MacDo pour finir la soirée, et je lui disais alors qu'on ne rentrerait jamais à 100 dans le macdo... j'étais loin du compte! =)
Le groupe facebook est donc lancé, et déjà les premiers inscrits apparaissent! 3 personnes que nous ne connaissons pas ont affirmé qu'ils viendraient! C'est le succès garanti =) Neznez, GM et moi sommes bien sûr le noyau dur en tant qu'organisateurs. Mais les jours passent, et le nombre d'inscrit ne grandit pas. Nous nous disons alors entre nous que si on n'atteint pas les 20 personnes, nous annulerons... hemm
Sans trop penser au nombre d'inscrit qui ne bouge pas, voire même recule (une personne s'est enlevée de la liste... -_-' ), GM et Neznez s'occupent des préparatifs pendant leurs jours off. Il faut trouver un grand drap pour marquer des messages et faire des banderoles... C'est finalement un espèce de papier d'emballage géant qu'ils ramèneront de babou, mais celui-ci fera parfaitement l'affaire. Il y a aussi des marqueurs et des bougies pour se recueillir et donner une impression de mausolée (tout est dans l'illusion). Je donne quelques uns de mes vieux posters pour les scotcher sur le papier géant, et nous commençons à marquer quelques mots pour y donner de la contenance (Nico, on a signé pour toi ^^).
Le jour J... Personne ne s'est rajouté sur la liste, mais nous sommes bien décidés à y aller quand même, même si nous devons être 7 (en fait on avait surtout peur de se faire lyncher si on n'y était pas allé, les organisateurs absents, ça le fait pas ^^). franck nous prête son poste dans lequel nous avons mis des piles, et glissons à l'intérieur History, le premier best of de Michael. Et nous voilà se dirigeant vers la place d'ariane à une minute à pieds de chez moi... pas grand monde sur la pelouse, la foule ne doit pas être encore arrivée! Nous nous installons et mettons la musique pour attirer les passants. Les gens sont sur les terrasses des restaurants, mais personne ne vient! Nous sommes... 4! Même les inscrits de la liste ne sont pas là lol!
Heureusement Dimitri, un ami, passe par là, et ayant pitié vient nous prêter main forte. Nous rendons ainsi hommage à michael en dansant seuls sur la pelouse comme des ploucs. Quelques passants intrigués viendront voir ce que nous faisons là, et nous les forçons incitons à signer eux aussi =) C'est quand même un moment mythique! Bon le constat est là, nous avons été 8 au maximum avec Dimitri, deux passants, une fille égarée. heureusement que GForce était là quand même! (dire qu'on hésitait à prendre un micro...) :D Mais il est temps de se lever et de marcher vers le Disneyland Hotel! 20 minutes de marche!
Hommage MJ à Val d'Europe
par Ptitmath
Pour se faire nous passons, le poste toujours allumé (mais la lentille optique tellement sensible que toutes les chansons sautent sans arrêt!) sous les fenêtres des résidences. Quelques types sortiront à leur fenêtre en nous encourageant lorsqu'ils entendent Heal the World résonner dans la rue :D L'ambiance est là!! on a failli revenir sous une fenêtre pour prendre la photo, mais un mec se gare un peu furieux, car distrait par notre musique, il est rentré dans un poteau (pare-choc arrière enfoncé... cassons nous)... mieux vaut ne pas rester dans le coin.
On marche, on croise quelques passants qui nous regardent bizarrement, mais Michael est toujours avec nous! Enfin nous arrivons devant le DLH et déballons nos affaires (tel un pique nique) D'ailleurs un pakistanais viendra nous voir, pensant qu'on allait faire concurrence à son marché de tour eiffel et de chiots couinants ^^. On voit au loin un mec de la sécu parler dans sa radio, mais tout va bien. C'est alors que nous allons commencer quelques photos de groupes, et à notre grande surprise, deux jeunes filles viennent nous prendre en photo. Yeahh la classe, et ça commence, car elles se mettront sur la photo avec nous! Et voilà que tout le monde rapplique, intrigué par le bouquet de roses par terre, la grande banderoles avec des posters de Michael, et le poste jouant ses plus grands tubes! quel succès ^^
Chacun y va de son petit mot et de sa signature. Il est plus de 22h, et la faim nous gagne. On va se replier vers le MacDo... mais il ne faut pas s'arrêter en si bon chemin, et décidons de traverser le Disney Village ainsi, à la rencontre des touristes. Michael méritait bien ça! :D Tout le monde nous regarde, surtout lorsqu'on se pose par terre pour permettre aux cast members de city hall d'apposer leurs signatures! jusque devant le MacDo nous serons l'objet des attentions (avec le poste diffusant billie jean... du moins ce qu'on entend et comprend, vu que ça n'arrête pas de sauter en marchant!). La fin du voyage est devant le MacDo, ou une femme espagnole signera, presque en pleurant, pour Michael. Je ne sais pas si elle nous a pris pour des sans abris ou quoi, mais elle nous donnera, pour nous remercier de ce que nous faisons, le reste de son carnet de chèques restaurants, soit 5 tickets. GForce, Neznez, GM et moi avons donc eu, ce soir là, le repas offert grâce à notre geste envers Michael. ce fut là notre hommage, modeste, mais sincère. Et nous avons eu la preuve que le simple nom de Michael et la musique suffisait à rassembler des inconnus de toutes les nations autour de nous =)
30 juin 2009
Michael Jackson : l'homme à l'envers
Voilà un article du Figaro, datant d'aujourd'hui, que j'ai trouvé assez pertinent.
Michael Jackson, l'homme à l'envers
Par Yann Moix
30/06/2009 | Mise à jour : 07:31
Michael Jackson, toute sa vie, fut un homme à l'envers. D'habitude, on commence par être un enfant, et ensuite seulement, on devient un adulte. Michael fut, lui, privé d'enfance : par son père, d'abord, qui le frappa et le détesta, le moqua et l'humilia, et par la gloire enfin. À sept ans, il était déjà une star planétaire avec hommes d'affaires aux mollets, managers aux talons, et groupies aux trousses. Il a donc fallu que Michael diffère son enfance à plus tard : c'est-à-dire à l'âge qu'ont généralement les adultes.
L'accuser de pédophilie quand il était
«grand» n'aurait donc pas plus de sens que de l'avoir accusé de
gérontophilie quand il était «petit». Devenu (enfin) enfant dès que sa
fortune et sa célébrité ont pu le permettre, il a passé les dernières
années à jouer avec des enfants de son âge. C'est pour cela qu'on ne le
voyait plus sur scène : plutôt que de faire des tours du monde, il
faisait le tour du sien, c'est-à-dire des tours de manège. Lorsqu'on
épluche les comptes et engueule les roadies à sept ans, qu'on vérifie
le calendrier et qu'on passe ses journées dans la fumée des cigares,
qu'on a commencé par la fin, on se retrouve à quarante-cinq ans en
photo à côté de Mickey, tout simplement parce qu'on a relégué (pour des
raisons d'agenda) son immaturité en fin de vie.
Michael Jackson est, ainsi, un être à la chronologie inversée. Mais ce n'est pas la seule raison pour laquelle il est un homme à l'envers. En effet, l'aspect «reverse» de sa vie se traduit également dans ses rapports avec la célébrité. Michael fut une star mondiale à l'heure où les autres rentrent tranquillement à la maison boire leur chocolat chaud et faire leurs devoirs. Il a donc commencé son existence par un maximum de célébrité, ce qui, là encore, correspond à un processus inversé : il faut habituellement des années et des années pour acquérir une gloire planétaire, une notoriété mondiale. Mick Jagger, par exemple, a été obligé de terminer ses études d'économie avant de devenir Mick Jagger. Quand elle avait vingt ans, personne ne connaissait Madonna. Tandis que lorsqu'il avait vingt-cinq ans, cela faisant vingt ans que le monde entier connaissait Michael Jackson. Là encore, ayant commencé par la fin, Michael n'aura eu d'autre choix que de terminer par le début : de là son obsession, à mi-vie, de l'anonymat, du retrait, de la réclusion. Il a voulu s'effacer du tableau de la célébrité. Il a voulu finir, non seulement en n'étant pas célèbre, mais en ne l'ayant jamais été. Il aurait rêvé, non pas simplement de n'être plus reconnu, mais de n'être plus jamais reconnaissable. (Avouons qu'il avait presque réussi.)
Il est évident que nous sommes là au cœur même de sa volonté de «changer de couleur» : dans un monde, non seulement de Blancs, mais blanc tout court, façonné par et pour les Blancs, se blanchir fut une façon de se fondre dans le décor, de disparaître des regards, de n'être qu'un flocon sur une étendue neigeuse. Jagger, Presley ont passé toute leur vie à travailler dur pour devenir des Noirs ; à l'envers de tout, Michael aura tout fait pour devenir un Blanc.
Ce qui fascine d'ailleurs dans cette inversion, dans ce passage voulu de la célébrité à l'absence de célébrité, c'est que celle-ci est devenue tellement monumentale que croiser Michael Jackson dans la rue (dans une rue de Disneyland) était devenu la preuve que cela ne pouvait être le vrai. Cette célébrité hors norme lui aura finalement servi d'anonymat. Qui d'autre, dans l'Histoire de l'humanité, aura pu expérimenter cela, que d'être sempiternellement pris pour un sosie, que d'être beaucoup trop vrai pour se ressembler vraiment ? On s'étonne que Michael Jackson fût pauvre à la fin de sa vie : rien de plus logique, puisque milliardaire à l'adolescence, il fut là encore la victime d'une inversion de tout parcours humain traditionnel. Son but était forcément de finir ses jours comme ils auraient dû commencer, dans le dénuement. Là encore, il a réussi.
Il a réussi ces trois choses inouïes à partir de trente-cinq ans : devenir enfin un enfant, devenir enfin anonyme, devenir enfin pauvre. Mais enfant à la manière d'un adulte, anonyme grâce à sa notoriété, pauvre à l'aide de sa fortune (sa façon de s'endetter n'est permise qu'aux fortunes colossales). Il se sera donc offert à la force du poignet, et en déployant des moyens démesurés, un point de départ naturel. Il y sera parvenu par une débauche d'artifices. Et de feux d'artifice. Même sa mort nous apparaît comme une naissance à l'envers : décédé d'avoir pris trop de médicaments pour vivre.
Oui, un homme à l'envers, qui semblait aller de l'avant. C'est le principe même de cette danse qui le rendit célèbre : le «moonwalk». C'est cela, une révolution, c'est avancer vers le révolu. C'est avancer vers l'arrière. En ceci, Michael Jackson aura révolutionné non seulement la musique, mais son époque. Et aujourd'hui que la terre entière le pleure, musulmans, juifs, athées et chrétiens, d'une larme identique et universelle, impeccablement planétaire, on se réjouit au moins d'une chose : de ce que les peuples peuvent souffrir d'une même chose. Michael nous aura apporté, avec ces envers à l'endroit, quelque chose d'inattendu : la première paix mondiale.
28 juin 2009
Rassemblement à Val d'Europe : Remember the time
Mercredi soir, à Val d'Europe, les fans de Michael se rassembleront, peu après son enterrement, sur la place d'Ariane. Bien entendu, j'y serai, avec Grandmath et Neznez, pour parler de Michael, et raconter mes souvenirs. Les Cast Members seront invités à raconter leurs anecdotes sur le passage de Michael à Disneyland, ses séjours, ses privatisations du parc, ses passages en coulisses... N'hésitez pas si vous aussi vous êtes dans le coin ou que vous avez envie de venir manger avec nous, vous recueillir, vous retrouver autour d'autres fans ou moins fans, c'est le moment.
Nous marcherons pour conclure cette soirée vers le Disneyland Hotel, lieu de séjour français de Michael par excellence, et là nous prendrons une ultime photo de groupe.
Venez tous, le rendez vous est à 20h30!! =)
Michael Jackson - 50th Anniversary Edition sélectionné dans Musique et Rock / Pop
26 juin 2009
Michael I love you
Je ne m'en remets toujours pas. Avant hier soir, je recevais un texto "Michael a fait un arrêt cardiaque". Je crois à une blague... mais je fonce sur CNN. Michael est à l'hôpital, pour un arrêt cardiaque. J'ai du mal à y croire, mais espère que tout cela va vite s'arrêter... lorsque la rumeur se répand et CNN confirme "Michael Jackson est mort."
Je ne saurais vous décrire l'émotion qui m'a alors rempli le corps, et m'a poussé les larmes aux yeux. Devant moi s'éteignait la plus grande légende vivante de tous les temps. Car il était la star la plus connue au monde, partout, dans chaque ville, et une des seules à avoir porté cette aura de son vivant. Mais vivant il ne l'est plus, et je me sens désemparé, un peu seul, comme si un frère disparaissait.
Tous les sites et les médias, les chanteurs et les fans lui rendent hommage aujourd'hui après l'avoir traîné dans la boue. Je ne rappellerai pas ses records, ses prestations uniques, ses chansons superbes ou ses pas de danses mythiques. je ne citerai pas non plus ses dons de millions de dollars au service des pauvres, des enfants malades, de la lutte contre le Sida. Ses aménagements de sa propre résidence pour recevoir malades et enfants qui rêvaient de le rencontrer. Je ne rappellerai pas ça ici, on peut le lire partout.
Il y a bien longtemps, Grandmath est arrivé à Sarlat en me parlant de Michael Jackson. il avait vu le film Moonwalker et adorait. Et depuis, je n'ai plus décroché. Je l'ai suivi au fil de ma vie et de la sienne avec les moyens d'informations que je possédais, grandissant au fil des années. Cela commençait par les journaux Black and White que j'allais acheter à Leclerc. Un ami m'avait passé tous ses posters. j'enregistrais tout ce que je pouvais sur mon magnétoscope, et j'essayais même d'adapter ma tenue vestimentaire à la sienne, en me balladant à l'âge de 10 ans en mocassins (même avec un jogging rouge).
Mais par dessus tout, au delà du fait que je le considérais comme un véritable génie de la musique et de la danse, je pense que je le comprenais. Il n'avait qu'une envie, c'était de s'amuser dans sa vie, ce qu'il n'avait pas fait étant enfant. Et tout le monde le lui reprochait, et je n'arrêtais pas de le défendre, rappelant son humanité et sa générosité, et que personne n'avait le droit de le juger. Il a influencé ma vie si souvent... Je cherchais à m'habiller comme lui comme je l'ai dit, portant mocassins et chapeau, même mon dernier manteau je l'ai acheté car il me faisait penser au manteau de Beat it, mais j'ai aussi appris à danser avec lui. Mon besoin de mise en scène vient de la vision de ses concerts, et aucune musique ne m'excitait comme la sienne. Même dans ma démarche, j'ai aujourd'hui des tics d'imitation de Michael.
Aujourd'hui je sens un vide autour de moi. Car j'ai l'impression que ce qui me poussait à avancer, ce but à atteindre, ce réconfort de savoir que quelque part sur Terre, Michael était là, et je pouvais me raccrocher à ce qu'il avait fait, en attendant avec impatience ses futurs projets, tout ça a disparu. J'ai souvent rigolé de ce qu'il faisait, gardant mon objectivité et n'hésitant pas à critiquer ses choix et ses fréquentations, mais je savais qu'au final, c'est le meilleur qu'on garderait. Et j'ai été tellement choqué par une disparition si brutale. En quelques minutes, cette légende suivait le commun des mortels. Alors qu'il avait rappelé tout le monde pour un dernier show devant se produire dans moins de trois semaines à Londres. J'avais mes places, j'allais toucher mon rêve du bout du doigt, j'allais enfin le voir, et je me sentirais heureux pour le restant de mes jours, car ce que je désirais le plus depuis si longtemps, c'était de le voir en live... et finalement, il est parti avant. Il a su que tous ses fans étaient là et l'attendaient, pulvérisant un nouveau record : 50 concerts sold out en quelques heures. Il l'a su, je pense qu'il a été heureux de ça, ne se sentant vraiment pas seul, et il est parti.
La pression familiale, l'attente sans conteste des fans, le harcèlement des médias, sa photo dans tous les journaux, pointant son visage, le traîtant de mutant, faisans courrir toutes les rumeurs sur lui, ses concerts marathons où chants et danses s'entremêlent dans un débordement d'énergie, ses procès, ses accusations... Et son coeur a tenu 50 ans. C'est presque un miracle...
S'il est courant de passer brutalement du rêve à la réalité, Michael vient une nouvelle fois de défier les lois : car il était la réalité, il était vivant et a bel et bien composé, chanté et dansé tout ce qu'on voit, même si la plupart du temps on ne peut que se demander comment cela est possible. Et après avoir été réalité, il devient rêve pour toutes les générations à venir, ceux qui ne l'ont pas connu, et qui entendront leur papa dire "J'ai connu la plus grande star de tous les temps, et jamais personne ne l'a égalé. Il m'a inspiré. Il s'appelait Michael Jackson."




























































